Le prix de vente c’est pas ce que vous croyez !

Vendre sur plusieurs places de marché, c’est facile et ça rapporte! Mais pas pareil partout : chaque place de marché a son propre calcul de commission, son forfait de port, et naturellement son audience. On oublie l’audience, on va regarder ce que  la place de marché nous reverse et ce qui nous reste après avoir expédié le produit.

Et puis non! je ne vais pas rentrer dans les détails, tout ça c’est documenté sur chaque place de marché. Regardez la copie d’écran :

frais vente par marketplaces

C’est une feuille de calcul, pour l’instant assez sommaire, qui à partir d’un prix de base m’indique ce qui me reste en bénéfice une fois l’envoi effectué (les deux autres onglets servent au calcul et à la mise à jour des frais).

La partie en bleu se comprend toute seule. C’est instructif, non ?

Deux précisions : les frais d’envoi correspondent à un Colissimo de 1,8 kg et PriceMinister fournit un bordereau SoColissimo payé par l’acheteur, c’est pourquoi les frais d’envoi sont à zéro.

Et le blanc alors ?

Vous ne vous êtes jamais dit : comment gagner partout la même somme ? la ligne « Prix de vente final » indique le prix à pratiquer pour avoir le même bénéfice partout. C’est simplifié, ça ne recalcule pas tous  les frais, je soustrais simplement au prix de base la différence avec le bénéfice sur Amazon.

La dernière ligne calcule le « Coût pour l’acheteur », en additionnant le « Prix de vente final » avec les frais de port facturés par la place de marché. C’est  intéressant parce qu’on voit que le « Coût pour l’acheteur » est le même partout, à une bistouille près, bien que le prix de vente varie — excepté sur leboncoin.fr qui n’est pas tout à fait une place de marché.

Mais ça montre aussi … qu’Amazon semble moins chère : puisqu’on (moi, acheteur) y paye un port forfaitaire à 2,99€ pour un achat de 70€, alors que PriceMinister nous compte 7,65€ pour un achat de 64€. C’est des méchants ! Eh non, puisque le total est à peu près le même. Mais psychologiquement, Amazon c’est bon pour le porte-monnaie!

Dans le détail

Voici les deux autres feuilles de calcul, simplifiées, et puis la liste des pages d’aide au calcul des frais chez les uns les autres.

calcul des frais par marketplaces

données par marketplaces

Les liens utiles :

Et pour finir, rien à télécharger! pas encore. Je complèterai tout ça pour en faire un service disponible à tous sur le web. Insistez un peu si vous la voulez quand même.

Améliorations de Tellico

Pour collecter les informations sur mes livres à vendre j’utilise Tellico, un programme de gestion de collection. J’en ai déjà parlé, ce genre de programme, et particulièrement Tellico, est capable d’aller moissonner toutes les méta-données sur un objet catalogué.

On peut facilement bidouiller Tellico pour l’adapter ou améliorer la collecte d’informations. C’est ce que j’ai fait!

Maintenant je tape un code ISBN et le programme récupère toute l’info disponible, utile et inutile :

  • auteur, titre(s), éditeur, etc. ;
  • description, résumé ;
  • photos ;
  • cataloguage (Dewey, LCC, Amazon) ;
  • score de vente et popularité surAmazon ;
  • nombre de vendeurs dans chaque état (neuf, occasion, collection, …) et prix pratiqués ;
  • dimensions et poids ;
  • et enfin, il calcule les frais de port…

Reste à rentrer l’état, le prix d’achat et le prix de vente… Ces petites cases se trouvant sous les frais d’envoi et les prix des autres vendeurs, ça va très très vite!

Voyez à quoi ça ressemble :

capture d'écran de Tellico
Tellico avec les améliorations de Xavier, pour établir le prix de vente d’un livre.

Vous pouvez récupérer les fichiers depuis Tellico, dans la fenêtre de configuration.

Kézaco l’ISBN ?

L’International Standard Book Number sert à identifier un livre. L’ISBN a été introduit en 1972, mais les éditeurs l’ont adopté progressivement. C’est alors un code à 10 chiffres. Depuis 2007 c’est un code à 13 chiffres et il se confond avec le code-barre.

L’ISBN est très utile pour cataloguer un livre, parce qu’on peut tout de suite récupérer les informations descriptives sur des serveurs spécialisés.

Pour simplifier disons que les livres parus avant 1976 n’en ont pas. Lorsque ces livres ont été réimprimés, les éditeurs leur ont attribué un ISBN. De même les code-barres sont apparus progressivement dans les années 80. Toujours en simplifiant, les codes barres avant 2007 sont des ISBN avec des chiffres en plus.
Vous avez compris ? ça veut dire qu’avec une webcam, l’appareil photo de votre portable ou un lecteur de code barre on peut cataloguer à toute vitesse…
L’ISBN est géré par un organisme qui attribue des tranches aux éditeurs. Chaque langue et chaque éditeur sont identifiés par une partie du code ISBN. Le reste sert à l’éditeur pour attribuer un numéro d’ordre au livre édité.
Un ISBN à 10 chiffres se décompose par exemple en 2 (pour la langue française) – 07 (code des éditions Gallimard) – 123456 (numéro de livre choisi par Gallimard) – 1 (« somme de contrôle » : un nombre calculé à partir des précédents, comme ça on sait que le code est juste — d’ailleurs j’ai calculé cette somme, me suis-je trompé ?).
Regardez un ISBN, il est toujours saucissonné : affiché en groupes séparés par des tirets. Beh oui! tous les éditeurs n’ont pas des codes à deux chiffres. Moins vous publiez de livres, plus votre code est long, ce qui vous laisse peu de place pour les numéros de livres, car l’ISBN fait toujours 10 chiffres (ou 13).
Par exemple : 2 – 9506210 (Collection du Club des Poètes) – 5 (cinquième livre publié) – 8.
Le livre ? Et bien théoriquement on peut l’identifier sur l’ISBN database. Mais il n’y est pas. ISBNdb est un projet indépendant, aucunement lié aux éditeurs, donc y trouve… ce qu’on y met, un peu comme Wikipedia (le lien pointe sur la page ISBN).
Alors comment fait-on ? on se sert des services web! et c’est plus simple que vous ne croyez, avec les outils de catalogage dont j’ai déjà  parlé.
Ah oui, le livre au fait, je vous le conseille, il est à mon chevet depuis des années et je ne me déplace jamais sans lui, c’est Fragment et Relief de Jean-Pierre Rosnay. On l’a déjà réimprimé plusieurs fois mais en ce moment il est épuisé. Réclamez-le et on en fera une réimpression — avec le même ISBN.
couverture de Fragment et Relief (1994) recueil de poèmes de Jean-Pierre Rosnay
4ème de couverture de Fragment et Relief (1994) recueil de poèmes de Jean-Pierre Rosnay

 

Au fait, les éditeurs s’emmêlent parfois les pinceaux avec les ISBN, et ils en ont attribués en double, en triple, … à des livres différents. On a pas toujours eu des bases de données pour gérer tout ça.

Outils libres pour les vendeurs de livre

Voici quelques outils pratiques et gratuits pour les vendeurs de livre. Ils permettent de rentrer votre annonce une fois et la faire paraître automatiquement sur plusieurs plateformes (Amazon, eBay, etc.). « Ça » gère aussi la vente et la mise à jour automatique du stock et de la disponibilité sur les plateformes. Les gros vendeurs ne sont pas concernés.

Pour trouver le prix d’un livre

  • Justbooks et Chasse aux livres avec leurs applications Android et iPhone et leur extension Firefox
  • il y a pléthore d’extensions Firefox pour récupérer l’historique des prix sur Amazon (cherchez Amazon dans les extensions) 
  • des sites web pour suivre l’historique des prix, par exemple Keepa

Gérer les ventes

  • Homebase de Abebooks (seulement Windows) dont le flux SML est compatible Abebooks, Amazon, eBay, PriceMinister, …
  • Jaolt pour des ventes aux enchères sur eBay et d’autres, c’est un logiciel en Java, compatible Windows, Mac, Linux, Android, etc.
  • Thelia version 1, boutique en ligne simple avec des extension pour Facebook, eBay, …
  • Magento, boutique en ligne complexe avec l’extension M2EPro pour Amazon, eBay, Rakuten us, uk, de (et bientot Rakuten France, c’est à dire PriceMinister) et l’extension FeedManager pour Facebook et les quelques comparateurs de prix gratuits.
  • Prager, Software un ensemble d’outils ultra-complet pour les vendeurs de livre. Ça tourne seulement sous Windows.

Gérer son stock et la description des livres

Un logiciel de gestion de collections est capable à partir du code-barre de récupérer toutes les méta-données d’un produit (fabricant, année, pays d’origine, auteur, photographe, poids, dimensions, etc.). Il peut moissonner beaucoup d’informations dans différents services web. Certains doivent être activés dans les préférences (notamment Amazon pour lequel il faut créer un compte). Ensuite faites un export et un import des données dans votre outil de publication et le tour est joué.

Tous ceux-là sont compatibles Windows, Mac et Linux et permettent d’ajouter des champs de valeur. On peut y rentrer toutes sortes d’objets.
  • Tellico, que j’utilise. Peut grapiller beaucoup d’infos sur beaucoup de services. Très puissant. L’auteur est très actif.
  • GCStar Très puissant, beaucoup de services, Tellico sait utiliser ses services d’imports de données web.
  • Data-Crow. En java. Très puissant. L’auteur est très actif.
  • Calibre, qui tourne aussi sur vos tablettes et téléphones. Plutôt conçu pour gérer les livres electroniques, mais c’est adaptable. L’auteur est très actif.
  • Une liste d’autres programme : http://tellico-project.org/alternatives

    Purée de carottes à la menthe

    Recette piquée à Michel Guérard. Pour ma part je mets juste ce qu’il faut d’eau.

    Ingrédients

    • 300g de carottes
    • 50 g de beurre
    • 10 cl de crème liquide
    • 1 brin de menthe
    • 2 abricots secs

    Déroulement

    1. Laver la menthe, éplucher et laver les carottes.
    2. Emincer très finement les carottes,
    3. Les mettre en casserole, avec le beurre, du sel et de l’eau à peine à hauteur, vraiment à peine, saler, couvrir, cuire 20 minutes à feu moyen. Pousser le feu à la fin. Goûter, cuire encore 5 minutes à feu doux s’il le faut.
    4. Ajouter la menthe, infuser 3 à 4 minutes. Retirer la menthe, égoutter en partie, mettre la crême, mixer en émulsionnant et en aérant, remettre du jus au besoin.
    5. Ajouter les abricots en petits dés (facultatif).
    S’il vous reste du jus de cuisson, ne le jetez pas! Buvez-le ou versez-le dans la soupe.

     

    Clafouti d’aubergine

    J’en prépare de grands plats, en transformant un peu, la cuisson est lente, c’est à peine pris, les parfums diffusent, mmmm… Je ne sais plus si ça vient d’Alain Ducasse ou d’Italie.

    Ingrédients

    • 1 aubergine
    • Ail
    • Thym
    • Huile d’olive
    • 2 Œufs
    • 5 cl Crème
    • 5 cl Lait
    • 40 g de farine
    • Sel, poivre, muscade
    • Fromage de chèvre

    Déroulement

    1. On coupe l’aubergine en dés et on sale pour la faire dégorger (dans une passoire) ; c’est moins amer.
    2. Pendant ce temps, on peut préparer une cocotte avec de l’huile, du thym et de l’ail entier (avec sa peau) claqué sur la table. On la laisse tiédir pour parfumer l’huile.
    3. Hop! on fait compoter doucement l’aubergine dans la cocotte, assaisonnée avec très peu de sel.
    4. Battre ensemble les œufs, la farine, la crème et le lait, assaisonner de sel, poivre moulu et muscade.
    5. Huilez une petite cocotte en terre (un tian) ou un plat à four quelconque.
    6. Une fois les assaisonnements vérifiés (on goûte, pardi!), versez les aubergines, puis le mélange à clafoutis.
    7. Mettre à four chaud.
    8. Coupez des rondelles de fromage de chèvre. Quand le clafoutis commence à prendre, les poser dessus.

    On peut couvrir le clafouti d’aluminium pour éviter qu’il ne se dessêche. Par pitié, évitez de le laisser trop cuire! 

    Pâté de foie de veau

    Facile. Parfait pour des tartinettes, en entrée ou en apéro! Servez sur du pain grillé, avec une petite feuille de sauge, comme en Italie.

    Ingrédients

    • 350 g de foie de veau émincé
    • 120 g de beurre
    • 10 cl de marsala
    • 100 g de jambon cru
    • 1 jaune d’oeuf
    • farine
    • sel, poivre

    Déroulement

    1. Émincer le foie. Le passer dans la farine et le sauter avec une noix de beurre, 7 minutes. Déglacer au marsala et laisser réduire presque à sec (à glace). Assaisonner sans excès, retirer du feu.
    2. Hacher le foie et le jambon, couper le beurre en dés.
    3. Mixer très fin le foie, le jambon, le beurre, le fond de cuisson et le jaune d’oeuf.
    4. Mouler et faire prendre au froid environ 5 heures.

    Pate brisée très très légère

    Si légère!… Cette  recette d’Alain Ducasse est à diffuser partout. Une pâte brisée normale contient entre 200g et 350g de beurre, c’est trop indigeste. Mieux vaut mettre de la crême ou du fromage dans la garniture, avec cette pâte ce sera toujours beaucoup moins gras et la tarte ou la quiche sera meilleure.

    Ingrédients

    • 400 g farine
    • 100 g fécule pomme de terre ou maïzena
    • 3 pincées de sel
    • 3 pincées de sucre
    • 2 œufs
    • 20 cl d’eau (ou vin blanc, infusion d’herbes, etc.)
    • 35 g de beurre

    Déroulement

    1. Sabler le beurre avec la farine, puis mélanger avec le sucre, le sel et la fécule.
    2. Ajouter l’oeuf puis l’eau peu à peu. Pétrir le moins possible.
    3. Fraiser si nécessaire (en général oui!).
    4. Enfin, il vaut mieux mettre la pâte au frigo 30 min au moins.

    Émincé de veau aux asperges vertes et tomates confites, galet de polenta

    Vincent Grafeuil, chef du restaurant Le Green Saint Lazare à Limoges, nous a proposé aujourd’hui un plat rempli de fraîcheur : une noix de veau émincée, juteuse et rosée, avec des tomates confites du jour, des petites asperges vertes croquantes et un galet de polenta parfumé de basilic et de tomates. Voici un résumé de la recette par notre chef Xavier, promu petit reporter:

    Ingrédients

    • Tomates, sel, poivre, huile d’olive, sucre, thym
    • Polenta, basilic, tomates, sel, lait
    • Noix de veau, sel, poivre, jus de veau lié
    • Asperges vertes

    Déroulement

    1. Monder, épépiner les tomates, tailler en pétales. Les disposer sur une plaque couverte d’un papier sulfurisé, assaisonner, huiler un peu, une pincée de sucre, quelques miettes de thym. Cuire 2h au four à 100° (thermostat 3 ou 4). 
    2. Préparer la polenta avec moitié lait, moitié eau, sans oublier le sel! Ajouter tomates en dés, basilic haché grossièrement (trop fin, le goût s’en va), mouler, mettre au froid. 
    3. Éplucher les asperges, les cuire à l’anglaise puis rafraîchir à l’eau glacée. Ne conserver que les pointes (le reste peut agrémenter une salade, une soupe, un flan, …). 
    4. Tailler des pavés dans la noix de veau. Saisir à la poèle sur toutes les faces, assaisonner, finir la cuisson au four à 80° (thermostat 6). Les tenir rosé. 
    5. Couper la polenta en galets, les faire dorer à la poèle et les garder au chaud dans le four. 
    6. Sauter quelques instants au beurre les pointes d’asperges et les tomates confites. Conservez-les bien colorées et croquantes! 
    7. Émincer le veau, le disposer dans l’assiette avec les légumes et un galet de polenta. Saucer légèrement avec le jus de veau.

    Tarte aux feuilles de bettes

    Un plat tout simple, très vite préparé. Un  classique de la cuisine de Nice. Délicieux dessert – pour une entrée remplacer le sucre par des anchois écrasés. Recette de Guy Martin, le chef du Grand Véfour, piquée dans son remarquable livre « Toute la cuisine » (éditions du Seuil).

    Ingrédients

    • 1 botte de bettes
    • 1 à 2 œufs
    • 1 poignée de raisins secs
    • 1 poignée de pignons
    • 50 g de mimolette en tout petits dés
    • 1 à 2 cuillères à soupe de sucre

    Déroulement

    1. Préparer une pâte brisée. Huiler une plaque à l’huile d’olive, étaler la pate en cercle (sans bords) et réserver au frais.
    2. Allumer le four th 8 (250 °).
    3. Laver les feuilles de bettes et les sêcher. Les rouler en cigares et les émincer finement.
    4. Mélanger avec l’oeuf, les raisins secs, le fromage et les noix.
    5. Poser sur la pate, saupoudrer de sucre, cuire au four 20 minutes.

    Ne vous embettez pas, prenez ce que vous avez sous la main : un oeuf de cane, des noix, des noisettes, des amandes, des abricots secs, de la tome de brebis, du beaufort, du miel, etc.